Cinéma, Le plan-séquence #1, Techniques du cinéma

Techniques du cinéma : Le plan-séquence #1

Dans cette nouvelle rubrique du cinéma, qu’est-ce que le plan-séquence? En visionnant des films, vous n’avez peut-être jamais fait attention quand vous regardiez une scène assez longue, c’est à dire de quelques secondes, quelques minutes et parfois beaucoup plus. Cependant avant l’ère numérique, les premiers films documentaires au 19ème siècle (merci les frères Lumières) quand on réfléchit bien, étaient des plans-séquences. Le cinéaste filmait d’une seule traite son documentaire, la caméra tournait quelques minutes, sans coupure! Alors revenons à nos moutons, le plan-séquence est donc une séquence composée d’un seul et unique plan, c’est simple. Alors je ne vais pas vous expliquer pourquoi le réalisateur veut un plan-séquence dans son film mais plutôt l’intérêt. Le plan-séquence raconte beaucoup de choses. En plan fixe, on rentre dans l’intimité du ou des personnages. A l’inverse, quand la caméra bouge et suit un ou des personnages ou passe d’un personnage à un autre, le spectateur est obligé de s’immerger, de découvrir le décor. Le plan-séquence nous permet de décortiquer, de scruter l’image, les détails. Le plan-séquence nous oblige à nous concentrer sur la scène de A à Z. Alors je vais maintenant vous montrer quelques plans-séquences fameux du cinéma, faites vous un café, installez vous bien et prenez le temps de regarder les vidéos.

INFOS : Les plus célèbres plans-séquences du cinéma sont « l’Arche Russe » de Alexandre Sokourov (2002), il dure 96mn et « Victoria » de Sebastian Schipper (2015), il dure 2 heures et 14 minutes, le temps du film. Alfred Hitchcock décide avec « la Corde » (1948) de réaliser un plan-séquence mais impossible à l’époque car les bobines 35mm font à peu près 250 à 300 mètres de longueur. Mais il découvre une astuce qui donne vraiment l’impression d’une longue scène, c’est le fondu au noir. La caméra zoom sur le personnage ou l’objet, fondu au noir et on repart sur cette même scène en dézoomant progressivement, le raccord est réussi. Le passage de la caméra derrière une colonne, un arbre, un mur ou un élément de décor permet de continuer la scène et donne l’impression d’un plan-séquence.

En préambule, la leçon de plan-séquence de Michel Gondry et de son équipe.


Plan-séquence d’un James Bond « 007 Spectre » (2015) de Sam Mendes avec Daniel Craig. Durée: 4.09mn

« 007 Spectre » (2015)

Plan-séquence du film « Breaking news » (2005) de Johnnie To. Excellent! Durée : 6.39mn

« Breaking news » (2005)

Plan-séquence du film « The shining » (1980) de Stanley Kubrick à la steadicam. Durée : 0.34mn.

« The shining » (1980)

Plan-séquence du film « The shining » (1980) de Stanley Kubrick en plan fixe. Durée : 1.27mn

« The shining » (1980)

Bon, vous en connaissez certainement d’autres! La prochaine fois il y aura une autre sélection de fameux plans-séquences.

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