Divers, Quoi de 9!

Quoi de 9 : Tintin – On a marché sur la lune (Hergé)

Album : On a marché sur la lune

Fan de Tintin, j’ai lu tous les albums de Georges Rémi dit Hergé. Il est né le 22 mai 1907 à Etterbeek et mort le 3 mars 1983 à Woluwe-Saint-Lambert, c’est un auteur belge de bande dessinée principalement connu pour Les Aventures de Tintin. D’abord dessinateur amateur d’une revue scoute, à partir de 1924 il signe ses planches du pseudonyme « Hergé » formé à partir des initiales « R » de son nom et « G » de son prénom. Quelques mois plus tard, il entre au quotidien Le Vingtième Siècle, dont il devient rapidement l’homme providentiel grâce aux Aventures de Tintin. Celles-ci débutent le 10 janvier 1929 dans un supplément du journal destiné à la jeunesse, Le Petit Vingtième. Hergé, qui est l’un des premiers auteurs francophones à reprendre le style américain de la bande dessinée à bulles, est souvent considéré comme « le père de la bande dessinée européenne »

50 ans de l’Homme sur la Lune: Comment Hergé a anticipé l’aventure lunaire 17 ans avant Apollo 11.

VISER LA LUNE : Dix-sept ans avant la mission Apollo 11, Tintin, Milou, Haddock et Tournesol posent le pied sur la Lune dans les pages du Journal de Tintin. Retour sur le parcours d’une BD d’anticipation culte.

En mars 1950, il est difficile d’imaginer que des hommes iront un jour sur la Lune : les premiers satellites n’ont pas encore décollé, et la Russie n’enverra Youri Gagarin dans l’espace que 11 ans plus tard. Pourtant, à la fin du mois les lecteurs du Journal de Tintin découvrent la nouvelle destination du reporter intrépide, après les continents du monde entier : la Lune.

Tintin, Milou et Haddock sont invités par le professeur Tournesol à se rendre en Syldavie, un petit royaume fictif que les lecteurs connaissent depuis Le Sceptre d’Ottokar. Dans un centre de recherche atomique secret, l’inventeur informe ses amis de son nouveau projet : il réalise une fusée à moteur atomique, et s’apprête à l’utiliser pour se rendre sur la Lune. Et Tintin et Haddock s’embarquent dans l’aventure, accompagnés d’un Milou et de deux Dupond-t clandestins.


L’espace n’est pas encore d’actualité. Aucun programme de recherche spatiale n’existe encore aux Etats-Unis, et on ne sait rien de ce que préparent les Russes. Hergé s’appuie sur les connaissances disponibles. « Etre en apesanteur dans l’espace, c’est de la physique. On avait aussi déjà des images précises de la Lune et de son relief », rappelle Robert Mochkovitch. Mais le niveau de détail d’Hergé est parfois étonnant pour l’astrophysicien. « La vitesse de la fusée, le temps qu’il leur reste avant d’alunir… Quand on fait les calculs, on réalise que les chiffres ne sont pas fantaisistes. » Hergé prend en compte l’absence d’atmosphère : le ciel est bien noir même en plein jour sur la Lune, et la combinaison des voyageurs comprend des bouteilles d’oxygène. « Celle-ci ressemble toutefois plus au matériel de plongée des scaphandriers », sans doute sa seule référence à l’époque, note Robert Mochkovitch.

« Un paysage mort, effrayant de désolation »

La plus grande différence avec la réalité réside dans les conditions de l’expédition. « Dans Tintin, on a un sourd, un alcoolique et un chien qui se rendent sur la Lune sans aucune préparation », constate Benoît Peeters. Le vol lui-même « ne se fait pas dans les conditions d’un vol Apollo, rappelle Robert Mochkovitch. Dans Tintin, la fusée est propulsée tout du long par son moteur. Même aujourd’hui, nous ne disposons pas de la technologie qui nous permettrait de réaliser cela. » Tintin et ses amis passent deux semaines sur la Lune ; Armstrong et Aldrin, eux, ne sont restés que deux heures.

Coïncidence savoureuse, Tintin évoque, alors qu’il marche sur la Lune, « un paysage mort, effrayant de désolation ». Dix-sept ans plus tard, Buzz Aldrin décrira une « désolation magnifique ». « En 1969, Hergé a sans doute ressenti une vibration particulière de se dire : “Ça y est, on a vraiment marché sur la Lune”, estime Benoît Peeters. « La force particulière de l’instant où Tintin marche sur la Lune est très bien retransmise. Hergé posait lui-même le pied sur la Lune à ce moment, d’une certaine façon. »


Et tous ses lecteurs avec lui. « L’importance de cette histoire est aussi due au sens de l’image d’Hergé. Il a transcendé la documentation, en forgeant des signes qui marqueront les mémoires. » Les dessins précis, les grandes images en couleur, donnent à l’histoire sa dimension épique, cosmique. Et nous font voyager, même aujourd’hui, avec Tintin sur la Lune.

12 réflexions au sujet de “Quoi de 9 : Tintin – On a marché sur la lune (Hergé)”

    1. Qui n’a pas lu au moins un album de Tintin, cette fantastique BD qui a traversé des générations, je suis bien content que cela réveille en toi de merveilleux souvenirs d’enfance! Je suis un collectionneur des objets Tintin, je prendrais quelques photos un jour ツ

      J'aime

    1. Idem sur le tien aussi, prenons le temps ツ. Sur Tintin, j’ai une petite collection de voitures présentes dans les différents albums à l’échelle 1/24, je prendrais quelques photos un jour quand j’aurais fini de construire mon mini studio photo d’intérieur 😉

      J'aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s